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Surpoids et inactivité  

La prise de poids, le début de la fin ?

Paru le 20/12/2007 - Mise à jour le 24/05/2007

Dr B.Martin


On grossit parce que l’on absorbe plus de calories qu’on en dépense. A cela plusieurs raisons :

  • nous mangeons trop et trop riche, de plus en plus sur le pouce et de moins en moins à la maison, une alimentation souvent faite de snacks et de plats tout prêts. Les enquêtes sur les habitudes alimentaires montrent une augmentation de la consommation de pizzas, sandwiches, pâtisseries, sodas et sucreries. Celle des viandes et des matières grasses est trop élevée, alors que des produits de base comme le pain ou les légumes secs sont sous consommés, de même que les fruits et légumes. (1)

  • et lorsqu’on mange vite, on a tendance à manger trop. En effet, un repas pris en moins de vingt minutes ne permet pas de se sentir rassasié. Ajoutons à cela une tendance aux repas « déstructurés », à l’américaine. Or, le grignotage, l’habitude de manger devant la télévision ou la console de jeux, favorisent la prise de poids. Même si le repas du soir à table et en famille a encore les faveurs de la majorité des Français.

  • à l’évolution de notre façon de nous nourrir vient s’ajouter une diminution du niveau d’activité physique. Les nombreux auxiliaires de notre vie moderne, de la voiture aux robots ménagers, en passant par les escaliers mécaniques et les ascenseurs, nous facilitent le quotidien mais contribuent à diminuer notre dépense énergétique. Le travail s’est mécanisé, robotisé et informatisé. Et l’on assiste à une expansion des loisirs sédentaires : télévision, ordinateur, jeux vidéos…

Les risques pour la santé

L’excès de poids, pour les médecins, n’est pas une affaire d’esthétique mais de risques pour la santé.

En effet, la surcharge pondérale favorise le diabète, l’excès de cholestérol ou de triglycérides (dyslipidémie), l’hypertension artérielle, et donc augmente le risque de maladie cardiovasculaire.

D’après l’enquête ObEpi 2006, une personne en surpoids sur trois et près d’une personne obèse sur deux est traitée pour au moins un de ces trois problèmes de santé. Cette proportion n’a cessé d’augmenter depuis 2000.

De plus, en cas de surcharge pondérale, les problèmes se cumulent volontiers. Ainsi, la probabilité d’être traité à la fois pour une HTA, une dyslipidémie et un diabète est douze fois plus importante en cas d’obésité et cinq fois plus importante en cas de surpoids (2).

Sources

  1. Enquêtes individuelles ASPCC 1994 et INCA 1999.

  2. Enquête ObEpi 2006.


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